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de la 20ᵉ

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Les friches : des biens communs

La 20ᵉ commune est portée par plusieurs plateformes d’occupation temporaire à finalité sociétale qui s'engagent pour que les bâtiments vides bruxellois servent à l'ensemble de la collectivité.

 

À Bruxelles, la vacance immobilière concerne des millions de mètres-carrés. L’occupation temporaire de ces espaces permet d’apporter des réponses innovantes et concrètes aux défis de notre société, tant au niveau local que global. De la même manière, l’appropriation collective de ces espaces a permis aux citoyen.ne.s de participer au processus de fabrication de la ville. L’occupation temporaire devient urbanisme transitoire : ses usages préfigurent les aménagements futurs, tout en répondant aux besoins immédiats de la ville. 

 

Aujourd’hui, l’économie de marché s’invite dans les moindres recoins de Bruxelles. Faisant fi des impératifs sociaux et sociétaux, de grands opérateurs fonciers publics confient la gestion d’espaces de tailles importantes à des entreprises privées qui, par un jeu de mise en concurrence, évincent les initiatives à but non lucratif. En Belgique, comme dans d’autres pays européens, ces sociétés réduisent les espaces vacants à une « niche économique fructueuse ». Elles les investissent d’une approche extractiviste dont les conséquences sont interpellantes : les personnes marginalisées sont systématiquement exclues et les droits des occupants sont réduits à peau de chagrin.  

 

Il s'agit d'un phénomène d’autant plus alarmant quand il est mis en parallèle avec l’adoption récente d’une loi anti-squat. Celle-ci punit désormais les personnes les plus démunies qui trouvaient parfois refuge dans les espaces délaissés de la ville. Une fois de plus, l’action concertée d’associations, de collectifs et de citoyen.ne.s est mise à l’écart au profit d’intérêts privés.

 

Nous mettons en garde contre la création d’un sous-marché locatif parallèle où les droits des occupant.e.s sont rognés. Nous nous opposons aux acteurs et actrices dont le seul objectif est de faire du profit. Nous demandons aux pouvoirs publics de protéger la 20ème commune contre son ubérisation. Nous demandons à ce que ces espaces soient consacrés à chercher des solutions aux besoins urgents de notre société.

 

Les plateformes d’occupation temporaire de la 20ème commune.